La situation du pétrole, le suivi des marchés et des baladodiffusions et de la lecture

La situation du pétrole, le suivi des marchés et des baladodiffusions et de la lecture

Que ce passe-t-il avec le pétrole?

Lundi le 20 avril 2020, un événement unique depuis l’existence du cours du pétrole WTI (West Texas Indermediate), s’est produit avec un cours négatif, passant de 18.27$ en début de journée pour finir à -37.63$!

Pourquoi des prix négatifs?

Le 20 avril 2020 était la dernière chance pour les traders de vendre le contrat à terme du WTI de mai 2020 et d’éviter de prendre livraison du pétrole qui n’a nulle part où aller. En fait, lorsqu’on dit que «le pétrole n’a nulle part où aller», cela signifie que la capacité de stockage pour le pétrole en ce moment n’est pas assez grande.

Ainsi, si vous ne pouvez pas stocker un produit chimique dangereux, plusieurs décideront de payer beaucoup d’argent pour ne pas avoir à s’en soucier. C’est pourquoi, le 20 avril 2020, les prix sur les contrats à terme étaient négatifs. Les prix ont tout simplement refléter cette réalité fondamentale.

Quelle est la cause de cette chute?

Les avions sont immobilisés au sol, les voitures roulent moins – bref, la population se déplace beaucoup moins. Selon l’Agence internationale de l’énergie, on estime qu’en avril 2020, la demande sera inférieure de 29 millions de barils de pétrole par jour par rapport à il y a un an.

Il s’agit d’un niveau atteint pour la dernière fois en 1995! Finalement, pour le second trimestre 2020, on estime que la demande devrait être de 23,1 millions de barils de pétrole inférieure aux niveaux de l’année précédente…

Par ailleurs, la production des raffineries s’est effondrée alors que du côté des foreurs de pétrole, ceux-ci continuent de pomper du pétrole hors du sol, ce qui signifie que le brut non traité s’accumule dans les parcs de stockage des États-Unis.

Selon la U.S. Energy Information Administration, les stocks de pétrole brut détenus dans les parcs de stockage de la ville de Cushing dans l’États de l’Oklahoma, ont augmenté de 42% entre le 20 mars et le 10 avril. De plus, en date du 10 avril, les parcs de réservoirs à Cushing étaient remplis à 69%, contre 49% seulement le 20 mars dernier. La ville de Cushing est la principale plaque tournante du trading du WTI et nous pouvons supposer que la situation s’est empirée depuis le 10 avril dernier.

Une opportunité de placement?

Dès le 21 avril 2020, le cours du WTI est redevenu positif à 11.77$, signe que le creux a représenté un moment de panique et non pas une tendance à long terme. Il est par contre entendu que le cours actuel du pétrole est à un bas historique causé par la situation du COVID-19.

Les analystes s’attendent qu’avec la reprise économique, le prix du pétrole va repartir à la hausse mais de manière timide due à la grande quantité de stocks disponibles à travers le monde. Il faut viser une remonté du prix étalée sur un horizon de 2 à 5 ans avant de retrouver les niveaux de janvier 2020 à 60$.

Suivi des marchés

Une semaine positive au Canada mais pas ailleurs

Le marché canadien a bien réagi la semaine passée malgré la chute du pétrole. Les ressources naturelles et principalement l’or ont permis cette semaine dans le vert.

Les autres marchés ont par contre fini dans le rouge, à cause en partie du pétrole mais aussi des nombreuses données économiques rendues publiques durant la semaine.

Le chômage aux États-Uni est rendu à 26 millions de personnes, ce qui représente 17% de la population employée au cours des 5 dernières semaines. Les analystes pensent que le maximum n’a pas été atteint et que d’autres sont à venir.

Un vent d’espoir

Avec les différentes annonces de plan de déconfinement en Europe, aux États-Uni et au Canada, un certain vent d’espoir est présent sur les marchés.

Le premier signe est le niveau de peur des marchés qui tend à revenir positif après le creux du mois passé.

De plus, les entreprises commencent elles aussi à être optimistes et à voir une reprise pour le prochain trimestre, majoritairement en Europe. Il faut savoir que les grands groupes européens, que ce soit au niveau de l’automobile ou manufacturier ont commencé à annoncer la réouverture des usines et de leur capacité de production.

Une reprise en V qui tient

Alors que les analystes étaient septiques sur la possibilité d’une reprise en V et visaient beaucoup plus une reprise en W, il semble que le marché continue de pousser pour le V.

Le graphique démontre en bleu la moyenne des autres corrections dans le passé et les reprises qui ont suivi. On constate clairement que la chute a été très soudaine et que la reprise actuelle est en haut des moyennes historiques. Reste à voir si les perturbations du pétrole et les annonces des résultats financiers auront un gros impact ou pas.

Le plan de la Saskatchewan

La province de la Saskatchewan est la première à avoir rendu public un plan de réouverture de l’économie. Il est composé de cinq phases avec des dates pour les trois premières phases.

Il va être très intéressant de suivre l’évolution du plan et de valider si celui-ci se montre efficace. Si c’est le cas, il est fort probable que les autres provinces suivront l’exemple et permettront à l’économie canadienne de repartir de l’avant.

En ce qui concerne le Québec, le plan de réouverture devrait être annoncé cette semaine normalement. Nous ferons un résumé la semaine prochaine pour vous tenir au courant des annonces et prévisions.

Des baladodiffusions et de la lecture

L’avis des gestionnaires de fonds

Comme les dernières semaines, voici les différentes présentations de gestionnaires de fonds que vous pouvez écouter :

  • Paul Taylor, vice-président, gestionnaire de portefeuille, équipe des stratégies multi-actifs Mackenzie
  • Todd Mattina, vice-président principal, économiste en chef, cochef de l’équipe des stratégies multi-actifs Mackenzie
  • Patrice Quirion, gestionnaire de portefeuille chez Fidelity, traite des éléments clés que les investisseurs canadiens doivent prendre en considération actuellement
  • Hugo Lavallée,  gestionnaire de portefeuille d’actions canadiennes, traite de l’incidence de la COVID-19 sur l’économie et les marchés canadiens et son point de vue sur les occasions de placement à long terme pour les investisseurs
  • Clément Gignac, vice-président principal et économiste en chef à iA Groupe financier. Il agit notamment en tant que porte-parole sur les questions économiques.

Vous pouvez voir et vous inscrire aux prochaines présentations de Mackenzie ici.

Des articles qui pourraient vous interresser

Finalement, sur une note humoristique, l’humoriste Jean-Philippe Gagnon a fait une visite virtuelle aux employés de Peak lors de leur conférence quotidienne du 9 avril.

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